
L'engagement politique de l'APNQL en matière de sécurité publique s'est cristallisé avec la résolution du 19 juin 2003. Celle-ci prévoyait un soutien formel de l'organisation pour s'assurer que les gouvernements du Québec et du Canada financent adéquatement les services de police des Premières Nations. Les corps policiers autochtones sont toujours contraintes de négocier annuellement l'obtention de leurs fonds dans le cadre d'ententes tripartites, créant une instabilité administrative permanente.
Vingt ans plus tard, l’incertitude persiste quant au financement de ces services ESSENTIELS. Le jugement de la Cour fédérale de 2024, dans le dossier du service de police de Mashteuiatsh, a confirmé ce que les Premières Nations dénoncent depuis longtemps : les paramètres de l’entente tripartite imposent une logique du « c’est ça ou ce n’est rien », qui crée de l’instabilité et nuit directement aux services à la population. En reconnaissant le sous-financement chronique du service de police, la Cour met en lumière une structure de financement inadéquate — et renforce la nécessité d’obtenir des ressources justes pour assurer la sécurité de nos communautés.
