Wendake le 1er octobre 2025 – L’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL) et son Conseil des femmes élues condamne les propos ignorants et révisionnistes de Maxime Bernier, chef du Parti populaire du Canada et ancien ministre du gouvernement du Canada.
Ses déclarations, portant sur les milliers d’enfants autochtones qui ont subi des abus, qui ont été négligés ou qui sont même décédés dans les pensionnats, constituent une distorsion flagrante de faits historiques bien établis. Il ne s’agit pas d’une position politique légitime, mais de propos attisant la division et la haine, relevant d’une rhétorique extrémiste qui n’a pas sa place dans une société engagée envers la justice, la vérité et la réconciliation.
« Depuis que je suis chef, je me suis engagé dans une démarche rassembleuse, tournée vers le dialogue et la recherche de solutions. Mais il y a des limites, et hier, M. Bernier les a clairement dépassées. Je condamne fermement ses propos révisionnistes et incendiaires. J’appelle également l’ensemble des partis politiques à faire de même », a déclaré Francis Verreault-Paul, chef de l’APNQL
« Les propos de M. Bernier sont non seulement faux, ils sont violents. Ils blessent la mémoire des enfants disparus, insultent les Survivants et ravivent des douleurs encore présentes dans nos communautés. Au Conseil des femmes élues, nous portons la bienveillance et le respect, car la réconciliation ne peut se bâtir que dans la vérité. M. Bernier doit présenter des excuses claires et publiques aux Survivants, à leurs familles et à l’ensemble des Premières Nations », a renchérit Nadia Robertson, co-porte-parole du Conseil des femmes élues de l’APNQL
Hier, 30 septembre, était une journée dédiée aux survivants et à la mémoire des enfants disparus. L’APNQL et le CFE n’ont pas voulu détourner l’attention de ce moment de recueillement, centré sur la vérité. Mais il est de notre responsabilité aujourd’hui de réagir à de tels propos, qui constituent une offense grave à la dignité des survivants, des familles et de l’ensemble des Premières Nations.
La Commission de vérité et réconciliation du Canada l’a clairement établi : le Canada s’est livré à un génocide culturel, en détruisant les structures, les institutions et les pratiques qui permettaient aux peuples autochtones de se perpétuer comme Nations. Ces vérités sont abondamment documentées et incontestables.
L’APNQL et le CFE exige que M. Bernier se rétracte publiquement et présente des excuses aux survivants, aux familles et à l’ensemble des Premières Nations pour ses propos indignes.
À propos de l’APNQL
L’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador est l’organisme régional politique qui regroupe les 43 chefs des Premières Nations du Québec et du Labrador. Pour en savoir plus, rendez-vous sur son site Web au www.apnql.com.